19e siècle
Huile sur toile
38 x 46 cm
MNR 636
Dépôt de l'Etat, 1953
© Musée de Valence, photo Eric Caillet
Élève d’Antoine-Jean Gros (1771-1835) et de Jean-Victor Bertin (1767-1842), Rousseau s’essaye dans un premier temps à la peinture de paysage, puis change de voie dès la moitié du 19e siècle pour s’orienter vers les peintures d’animaux et les natures mortes, inspiré tant par l’intimisme et les effets de lumière des peintres hollandais du 17e siècle, que par l’oeuvre de Chardin (1699-1779). Parmi le grand nombre de natures mortes qu’il réalise, ce sont les scènes de cuisine – étalages opulents de fruits, gibier, pâtisseries…– qui sont les plus emblématiques de son oeuvre. Ici, Rousseau compose un fond à partir de tons bruns et gris, laissant se détacher de l’obscurité la nacre lumineuse des coquilles d’huîtres et les reflets du verre de vin.
Parmi le grand nombre de natures mortes qu’il réalise, ce sont les scènes de cuisine – étalages opulents de fruits, gibier, pâtisseries... – qui sont les plus emblématiques de son œuvre.
À la différence de beaucoup de ses natures mortes, peintes avec une précision et un fini assez lisse, Rousseau travaille cette Nature morte aux huîtres dans un esprit d’esquisse et avec une matière picturale qui joue sur les oppositions entre la fluidité transparente du fond et l’épaisseur mœlleuse des coquilles d’huîtres et citrons. Composition toute en tons bruns et gris, qui laisse se détacher de l’obscurité la nacre lumineuse des coquilles d’huîtres et les reflets du verre de vin.
Cette œuvre n’est pas exposée dans le musée actuellement
Fiche de l'oeuvre dans la base de données Rose Valland
