Estefanía Peñafiel Loaiza fouille les notions d’identité et de frontières. Elle accorde également une place importante à la dichotomie entre visible et invisible. La série timelines témoigne d’une quête familiale l’ayant ramenée en Équateur, sur les traces d’une parente disparue dans la forêt équatorienne alors qu’elle venait de rejoindre un groupement révolutionnaire. L’artiste photographie au Polaroïd les lieux supposés du passage de la clandestine, puis numérise ses clichés en leur imprimant un mouvement qui floute le motif originel. L’image qui en résulte montre un paysage altéré, comme peut l’être la mémoire au gré des vicissitudes de la vie. Les lignes d’horizon qu’évoque le titre sont des lignes de couleurs filantes, tandis que l’étirement des formes se fait l’écho métaphorique d’un étirement du temps.
Acquis avec l’aide du Fonds régional d’acquisition pour les musées, cofinancé par l’État et la Région.