Nature morte

Augustin Bouquet

première moitié du XVIIe siècle

Huile sur bois
51,5 x 66,3 cm
P. 457
Achat du musée, 1970
© Musée de Valence, photographie Eric Caillet

Information

Il est difficile de replacer Augustin Bouquet dans la lignée d’artistes flamands du même nom qui sont installés à Paris au XVIIe siècle. Cette corbeille de fruits et légumes, dont il semble s’être fait une spécialité, appartient à l’un des genres de la nature morte que vont peindre de nombreux artistes du siècle, telle Louise Moillon (1610-1696) pour l’une des plus connues, mais aussi d’autres encore quasi inconnus comme Gibbon, Soreau, Du Melezet, Paul Dorival, Jean-Michel Picart dont seules quelques œuvres sont attribuées. La composition de ces natures mortes, réalisée sans superflu, s’inscrit pratiquement toujours au centre du plateau d’une table et sur un fond sombre qui permet d’en mettre en valeur le dessin et les couleurs éclatantes.

Ici, Augustin Bouquet nous propose la composition solide et frontale d’une corbeille en osier sur une table de bois, construite autour de la verticale formée par trois groseilles en bas et le blanc de la tige d’une pomme en haut. Symétrie de construction un peu sèche, adoucie par la richesse chromatique des fruits, l’exubérance des feuilles et artichauts, les lignes sinueuses des tiges, la vie apportée par la sauterelle et la limace qui se partagent une feuille fanée. Une œuvre toute en précision où prime le dessin et où les glacis de matière translucide apportent élégance et délicatesse.


Augustin Bouquet, Nature morte, XVIIe siècle © Musée de Valence, photographie Eric Caillet

Augustin Bouquet, Nature morte, XVIIe siècle © Musée de Valence, photographie Eric Caillet

Suivez-nous sur les réseaux sociaux
Inscription newsletter