Garçon Cuisinier

Théodule Ribot

Saint-Nicolas-d'Attez, 1823 - Colombes, 1891)

Huile sur bois
29 x 18 cm
P. 101
Legs Belat, 1905
© Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel

Information

Après une première formation à l’école des Arts et Métiers de Châlons, Théodule Ribot monte en 1845 à Paris où il travaille comme commis et poursuit sa formation dans l’atelier d’Auguste-Barthélémy Glaize (1807-1893). Copiant les œuvres de Watteau (1684-1721) le jour pour vivre et financer ses débuts précaires, c’est seulement le soir qu’il peut se consacrer à sa propre peinture, à la lueur d’une chandelle. Ainsi, ce clair-obscur « de nécessité » va devenir dans son œuvre un réel parti-pris, et alors que la peinture claire des impressionnistes s’épanouit, Ribot suit une route singulière, influencé par le réalisme de Ribera (1591-1652) ou de Courbet (1819-1877). S’il obtient une certaine reconnaissance publique au Salon de 1861, il vit toujours chichement, mais le banquet organisé en son honneur en 1884 donne une idée du respect que lui témoignent les quelques deux cents présents : Fantin-Latour, Monet, Rodin, Stevens, Puvis de Chavannes...

Peintre de scènes historiques aussi bien que de compositions religieuses, de natures mortes, de portraits ou de scènes de genre, les cuisiniers et marmitons, tel ce Garçon cuisinier, seront l’un de ses sujets favoris. Composition ici tout en formes géométrisées et contrastées de couleurs dans une palette restreinte, au ténébrisme qui oppose ombre et lumière : rectangle brun sombre du fond coupé par la haute verticale blanche du vêtement du cuisinier, par le rectangle horizontal du billot sur lequel repose la tache rouge de la viande, par le triangle d’un drapé de tissu gris aux plis cassés. Concret d’une scène quotidienne rendu par une matière riche et souple dont les empâtements accompagnent les formes.

 

Cette œuvre n’est pas exposée dans le musée actuellement


Théodule Ribot, Garçon Cuisinier, 19ème s. © Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel

Théodule Ribot, Garçon Cuisinier, 19ème s. © Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel