La Mort d'Abel et la fuite de Caïn

Alfred Loudet

Montelimar, 1836-Paris, 1898)

1860
Huile sur toile
76 x 108,5 cm
Loudet A 60 Paris
2001.4.1
Achat du musée, 2001
© Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel

Information

 À peine âgé de seize ans, Alfred Loudet entre à l’École des Beaux-Arts de Lyon, puis, grâce à une bourse du Conseil Général de la Drôme, à l’École des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Léon Cogniet (1794-1880). Il débute au Salon de 1864 et réalise des portraits, des scènes de genre, mais aussi des tableaux d’histoire. Il concourt pour le prix de Rome et en 1862 est classé premier par le jury qui décide de ne pas décerner le prix. Il poursuit cependant une carrière de peintre et pour vivre, de professeur aux écoles de la ville de Paris.

Abel, deuxième fils d’Adam et Ève, suscite la jalousie de son frère Caïn en obtenant la préférence de Dieu. Lorsque Caïn tranche la gorge d’Abel, il devient le premier meurtrier de l’Humanité. Loudet choisit de mettre en pleine lumière au premier plan le corps défunt d’Abel étendu au sol, se dégageant sur le contrejour d’un paysage en camaïeux de bruns ; anatomie à la blessure invisible, peinte dans une facture lisse et suave de tons rosés, modelée par un subtil jeu d’ombres et de lumière. Caïn fuyant à cheval, le visage farouche, est lui représenté en arrière-plan, silhouette à demi dissimulée dans l’obscurité d’un ciel nocturne et orageux aux nuages contrastés, reflet du drame qui vient de se dérouler.

 

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Alfred Loudet, La mort d'Abel et la fuite de Caïn, 1860 © Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel

Alfred Loudet, La mort d'Abel et la fuite de Caïn, 1860 © Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel