Nymphéa

Charles-François-Maris Iguel

Paris, 1827 - Plainpalais (Suisse), 1897

1869
Marbre
80 x 52 x 33 cm avec le piédouche
Sc. 4
Dépôt de l' État, 1874
© Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel

Information

Après une première formation à l’École gratuite royale de dessin, Iguel devient vers 1843 l’élève de Rude (1784-1855) dont il sera aussi l’aide, puis en 1844 entre à l’École des Beaux-Arts. Il mène une carrière française jusqu’en 1870 avec dix achats de l’État. À l‘occasion d’une commande de la ville de Neuchâtel pour le fronton du collège, il s’installe en Suisse où il poursuit sa carrière ensuite à Genève et reçoit aussi de nombreuses commandes officielles. Il expose cependant régulièrement au Salon de Paris entre 1848 et 1880.

Présentée au Salon de 1869 sous le numéro 3506, acquise par l’État pour la somme de 2 500 francs et envoyée au Musée de Valence dont elle est la quatrième sculpture des collections, cette Nymphéa est représentative d’une partie de l’œuvre de l’artiste et des goûts de la fin du XIXe siècle pour les figures allégoriques. Au Salon de 1867, sous le numéro 2323, l’artiste exposait aussi Une Nymphe, buste en plâtre peut-être préfiguration de celui- ci. En effet réalisée selon la technique de la mise aux points, notre Nymphéa laisse apparaître, dans sa chevelure, les piqûres de coquille, traces des points de repères reportés depuis un modèle en plâtre.

Considérées comme les filles de Zeus et du ciel, les nymphes sont de jeunes femmes d’une rare beauté qui peuplent mer, sources, forêts... Allégorie à la facture classique, la longue chevelure ondoyante de celle-ci est couronnée de fleurs et roseaux symboles de son lien à la nature. Toutefois, la figure de ce visage de femme n’est pas ici idéalisée, même si la référence à la statuaire antique est réelle : visage aux traits réalistes, lèvres pulpeuses, pommettes aplaties, nez long et mince...


Charles-François-Maris Iguel, Nymphéa, 1869 © Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel

Charles-François-Maris Iguel, Nymphéa, 1869 © Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel