Statuette de Rachel dans le rôle de Phèdre

Jean-Auguste Barre

Paris, 1811-1896

1847
Bronze
43,5 x 13 x 13 cm
Sc. 61
Legs Borel, 1906
© Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel

Information

Après une première formation auprès de son père graveur en médailles, Jean-Auguste Barre entre à l’École des Beaux-Arts, se perfectionne en modelage auprès de David d’Angers (1788-1856), mais ne concourt pas pour le prix de Rome. Il expose au Salon de 1831 à 1886 et mène une brillante carrière officielle, réalisant le gisant de la duchesse d’Orléans pour Louis- Philippe, puis pour la famille impériale pas moins de vingt-six bustes de Napoléon III, de nombreuses effigies de l’impératrice Eugénie, enfin la statue de La Prudence pour la fontaine Saint-Michel à Paris.

Il est l’un des créateurs des petites « statuettes-portraits » de femmes et de comédiennes célèbres, qui, destinées à orner guéridons ou cheminées, connaîtront à partir de 1830 une vogue certaine : les danseuses de l’opéra Fanny Elssler et Marie Taglioni, mais aussi des femmes de ses amis artistes. En 1847, il réalise celle de la comédienne Rachel dans le rôle de Phèdre qui, d’une beauté classique et empreinte de mesure, fut la plus diffusée. La tragédienne, qui aimait à les offrir, lui commanda aussi pour elle un exemplaire en bronze doré et un autre en ivoire aujourd’hui au musée du Louvre. Barre la représente en costume à l’antique revisité par le théâtre du XIXe siècle, dans le rôle tragique de Phèdre de Racine qui fut son triomphe en 1843.


Jean-Auguste Barre, Statuette de Rachel dans le rôle de Phèdre, 1847 © Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel

Jean-Auguste Barre, Statuette de Rachel dans le rôle de Phèdre, 1847 © Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel