Une veuve fellah au tombeau de son époux

Félix-Auguste Clément

Donzère, 1826 - Cherchell (Algérie), 1888è

1868
Huile sur toile
42,5 x 70,5 cm
AF Clément 1868
D 2013.2.6
Dépôt du Musée des Beaux-Arts de Lyon, 2013
© Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel

Information

C’est grâce à une bourse du Conseil Général de la Drôme que Clément peut suivre les cours de l’École des Beaux-Arts de Lyon entre 1843 et 1847, puis de Paris entre 1847 et 1856. Prix de Rome en 1856, il séjourne en Italie de 1857 à 1862 où il se lie d’amitié avec Carpeaux (1827-1875). Rentré en France, il rencontre François Bavay, riche banquier qu’il accompagne en 1862 en Égypte où il devient peintre du prince Halim Pacha dans son palais à Choubrah. Il rentre à Paris en 1868, suite à un conflit avec le prince, et poursuit alors une carrière de peintre classique, de portraitiste et de professeur à l’École des Beaux- Arts de Lyon, se liant au mouvement provençal des Félibres et à Frédéric Mistral.

D’Égypte, Clément rapporte une quantité de sujets d’études, qui lui permettent d’exposer aux Salons une trentaine de tableaux orientalistes datés de 1865 à 1880. L’artiste y développe son goût pour la représentation humaine, s’attache au type sensuel des fellahines et des fatmas en présentant ses figures dans leurs coutumes et leurs rites, comme cette Veuve fellah sur le tombeau de son époux, sans doute peinte en Égypte, qui sera présentée au Salon de Paris en 1868 et de Lyon en 1870. Œuvre réalisée dans un éclairage lunaire qui rend les tons sourds et les lumières blanches, à l’atmosphère lourde rendue par des blancs, des bleus, et des verts grisés, que seuls le rouge du vêtement de l’enfant et surtout le noir intense de celui de sa mère viennent rompre.


Félix-Auguste Clément, Une veuve fellah au tombeau de son époux, 1868 © Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel

Félix-Auguste Clément, Une veuve fellah au tombeau de son époux, 1868 © Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel