Vue panoramique de Paris

Stanislas Lépine

Caen, 1835 - Paris, 1892

Vers 1865
Huile sur bois
28,5 x 47 cm
P. 434
Achat du musée, 1964
© Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel

Information

La formation artistique de Stanislas Lépine est quasi inconnue avant qu’il ne s’installe à Montmartre en 1859 et débute au Salon la même année avec le Port de Caen au clair de Lune, Salon auquel il participera jusqu’en 1889. Ami de Corot qu’il rencontre sur les côtes normandes, vivant à l’écart du milieu officiel, c’est grâce au soutien du comte Doria qu’il peut continuer à peindre. Il participe aussi à d’autres expositions comme celle des « Refusés » avec les impressionnistes en 1874, et son œuvre ne sera vraiment reconnue qu’à la fin de sa vie. Œuvre qui dénote une grande unité technique et thématique et se développe essentiellement autour de deux thèmes, les vues de Normandie et les vues de Paris, dont les deux peintures du musée sont très représentatives.

Observateur attentionné, Lépine se veut « l’interprète sincère de la nature » et ne choisit jamais ses motifs pour leur spectaculaire ou leur pittoresque. Observée depuis les hauteurs de Saint-Cloud, alors encore la campagne, la Vue panoramique de Paris est composée en une succession de plans horizontaux qui laissent apercevoir, à l’horizon, la fine ligne blanche et lumineuse de la ville d’où émergent les silhouettes géométrisées de monuments : Arc de triomphe, dôme des Invalides et toitures du Louvre. Simplicité formelle, vision frontale et synthétique plus que de détail d’une œuvre réalisée dans une matière riche et d’une touche rapide sans réel souci de description.


Stanislas Lépine, Vue panoramique de Paris, vers 1865 © Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel

Stanislas Lépine, Vue panoramique de Paris, vers 1865 © Musée de Valence, photographie Béatrice Roussel